Venise

Monde multiple à la Biennale de Venise

Chamarré, bariolé, diapré, rapiécé, remixé, retrouvé, concordant, rassemblé, renoué, recousu, entrelac, harlequin, métis le cul entre mile mythes, le monde est multiple cette année à la Biennale de Venise. Shamanisme, mondes magiques, mondes communs, masques anthropologiques... L'art contemporain se déprend des suprématies.

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Explorer la notion de monde commun. Moins peut être du monde en tant qu’ensemble de choses qui appartiennent à tout le monde, que dans les rapports que ces choses entretiennent ensemble, dans ce qu'elles ont de mitoyen et de reliant : le lien, la corde, le ruban, le fil tisserand et la couture qui maintient les in-folio.

Maria Lai

Quand on va au musée, dans la vitrine, sur le mure, dans la caisse américaine, on ne voit que l’œuvre d’art écrasée et comme arrogante. Est écrasé plus le geste artistique, le geste modeste de la main qui cherche, le geste qui incluait aussi des enfants, des amis, des gens du même village.

Un espace sacré. Comme Balthus, qui se mettait à genoux avant d’entrer dans son atelier, pour rééquilibrer son ego et pouvoir accueillir le geste artistique.

Bernado Oarzún

Mille masques rituels Machupe. Une foule menaçante. Un contingent d’immigrants qui débarquent apeurés, ou une assemblée calme et patiente (selon l'état de paix de votre âme).

Giorgio Andreotta Calò, Roberto Cuoghi & Adelita Husni-Bey

Un Monde Magique (du titre du livre d'anthropologie d'Ernesto de Martino). Corps du Christ qui se décomposent et se recomposent, croissent, s’affaissent, se moulent, cuisent...

La maison dans laquelle il pleut. Monstruosité absolue, avalement de l’extérieur par ce justement qui s’est construit contre lui : la maison contre les loups, contre la nuit, contre la pluie.

Michel Blazy

Les collections de chaussure de Michel Blazy sont des célébrations des renouvellements lents.

La juxtaposition et la mitoyenneté des variétés du monde

Pauline Curnier Jardin

Grotte profonde, approfondie : l’immense épaisseur du trait humain.

Les "casts" sont des relevés topographiques forts, des instantanés du réel. Le travail photographique est une sociologie. Il montre la vie en acte, les corps inconscients d'eux-mêmes, les pratiques non verbalisées.

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